Sainte Marie à Madagascar

Ste Marie, (Nosy Boraha en malgache).

L’île de Sainte Marie est une petite île située à une dizaine de kilomètres au large de la côte est de Madagascar, une centaine de kilomètres au nord de Tamatave. Rattachée à la région d’Analajirofo, l’île est l’une des plus belles destinations touristiques malgaches. Elle possède en effet, un cadre exceptionnel qui attire des milliers de touristes chaque année. L’île est avant tout réputée pour la parfaite conservation de sa biodiversité. L’île de Sainte Marie aussi surnommée, l’île-jardin, possède une remarquable végétation. De nombreuses espèces animales et végétales présents sur l’île sont endémiques. En visitant l’île, on ne peut que constater les nombreux champs de cultures de girofles, de cannelle, de vanille, de café ou encore du poivre. Ces épices sont une véritable ressource pour les habitants de l’île. Dans la partie nord de l’île, on peut aussi observer une végétation très dense et habitée par de nombreux petits mammifères endémiques de la région comme les grands lémuriens.

L’attraction la plus appréciée dans l’île est sans aucun doute, l’observation des baleines à bosse. Chaque année à la même période, des centaines d’individus viennent ici, donner naissance à leur petit. C’est dans l’étroit canal qui sépare l’île de la grande terre que l’on peut facilement observer ce spectacle et entendre les chants des baleines. La période de migration vers les eaux chaudes malgaches dure de juillet à septembre. Depuis les années 2000, une loi malgache a été instaurée dans le but de limiter et règlementer cette activité et donc de préserver les baleines et leurs petits.

 

Ste Marie

L’île est aussi connue pour son passé historique. A l’époque de la floraison du commerce par voie maritime qui reliait notamment les Indes à l’Europe, la presqu’île servait de refuge à des corsaires et des pirates célèbres comme John Avery, Christophe Condent, Thomas Tew, William Kidd ou encore Olivier Le Vasseur. On peut encore y admirer leur campement mais aussi le fameux cimetière des pirates, datant du début du 18ème siècle. Pour admirer leur campement, il faudra se rendre sur la minuscule île aux Forbans, située en plein milieu de la baie d’Ambodifotatra. Sainte Marie est une véritable île aux trésors puisque d’authentiques reliques de vaisseaux pirates gisent encore dans les fonds marins aux alentours de la baie. Certains opérateurs locaux organisent même des plongées dans ces endroits tenus secrets. Le plus intéressant est que l’on peut à la fois admirer ces vestiges tout en profitant du merveilleux spectacle des fonds marins qui entourent l’île. Faire de la plongée à Sainte Marie n’est pas risquée même pour les débutants : les eaux sont très claires et calmes. Le lagon est en effet à l’abri des requins et des violentes marées. On peut parfaitement y découvrir des poissons inconnus ailleurs : poissons multicolores, dauphins, dugongs, poissons perroquets, aigles de mer, barracudas, langoustes, poissons crocodiles, coquillages, poissons napoléons, poissons lions, tortues de mer, mérous, raies.

Ste Marie

Un séjour à l’île de Sainte Marie doit absolument comprendre une brève halte dans un des nombreux villages du nord de l’île. Il est vivement conseillé de visiter les petites îles voisines pour mieux comprendre les coutumes locales et partager le quotidien des habitants de l’île. La plus célèbre est « l’île aux nattes » qui doit son nom dit on, aux fameuses nattes tissées par les femmes de l’îlot à partir des feuilles de Pandanus.

Ste Marie

Le village d’Ambodifotatra est le plus grand et le plus développé de l’île. Il est situé sur la pointe sud de l’île. Le premier site à visiter à Ambodifotatra est le vieux fort. Il est bâti au sommet d’une petite colline et domine tout le village construit sur les versants. Cet ancien fort servait de prison à l’époque où l’île  accueillait encore les bagnards. Il est aussi possible de visiter les tombeaux des premiers colons qui s’installèrent sur l’île comme celui de Sylvain Roux à deux pas du fort. Les sites historiques datant de la période coloniale sont nombreuses. Mais l’une des plus marquantes est sans doute, le « monument ossuaire » datant de 1854 et qui symbolise la victoire de l’armée Merina sur les colons français et britanniques. Le monument est surmonté d’une croix de fer forgé. Le Barachois est la place centrale de la petite ville d’Ambodifotatra. C’est aussi le lieu de rendez vous des locaux et la place la plus animée pendant les week ends. C’est le meilleur endroit pour découvrir à quel point la population de Sainte Marie est cosmopolite : malgaches, indiens, asiatiques, africains, occidentaux.

Ste Marie

Les infrastructures hôtelières sont principalement concentrées dans cette ville. Ici, il n’y a pas de constructions grossières ou encore démesurées. Tous les hôtels proposent en général de petits bungalows simples mais confortables. La plupart de ces chambres sont construits à l’instar des constructions locales avec du bois, de la pierre et des feuilles. Cependant, il est tout à fait possible de goûter à des expériences touristiques plus aventureuses. Au nord de l’île par exemple, après la fin de la route bitumée, la nature se fait plus présente. Dans ces zones reculées se cachent des maisons d’hôtes tenus par des français installées ici depuis des générations. Dans cette partie de l’île, il est possible de voir des sites exceptionnellement beaux comme les falaises de quartz qui surmontent les fameuses « piscines naturelles », une des attractions les plus demandées et les plus visitées de l’île. Ce sera aussi l’occasion d’admirer les dizaines d’espèces d’orchidées dont la magnifique Reine de Madagascar. Les touristes auront l’occasion de se prélasser sur une des nombreuses plages comme la plage de Berlin. Cette plage est assurément l’une des plus belles de l’île puisqu’elle est bordée par un lagon calme et turquoise. Côté activité, les opérateurs locaux proposent soient des randonnées pédestres ou encore à vélo pour visiter les recoins de l’île. Des ballades en kayak ou encore des cours de plongées sont aussi prévus pour les plus téméraires.

 

Le tourisme culinaire commence aussi à trouver sa place sur l’île. C’est en effet l’endroit idéal pour déguster une grande multitude de fruits de mer. Ce sera l’occasion aussi de gouter au fameux « betsabetsa », une boisson locale à base de cannes écrasées manuellement et dont le gout est fort prononcé. A consommer avec modération car le taux d’alcool est très élevé.

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